Does a perfume have to be pleasant? / Un parfum doit-il sentir bon ?

(French version below / Version française ci-dessous)

In a department store, I discover the new fragrances from a luxury brand. I smell the first one, then the second, and then the whole collection, and I feel a bit awkward because I don’t like any of them.

In fact, I find them unwearable, except perhaps one – but I don’t dare try it on my skin. I ask the sales assistant which one she prefers, and she tells me discreetly, looking just as embarrassed: ‘None of them’.

That surprises me, as it’s likely that a fragrance development team – or at least a marketing team – has identified the fragrance trends for these products. Because the aim, after all, is to sell.

As I chat further with the sales assistant, I realise that the goal is apparently to offer a collection of fragrances ‘not for everyone’. It’s expensive, it makes sense, and there’s a certain originality to it. But will it stay in the catalogue? Will consumers actually want to try them on their skin? I’m not sure.

It reminds me of a judging panel for the best niche perfume that I took part in a few years ago. Byredo’s M / Mink stood out from the crowd but was met with aversion by a large number of the jury members. A journalist then asked the question: Does a fragrance have to be wearable? Does it necessarily have to smell good?

What do you think?

Sur le point de vente, je découvre les nouveaux parfums d’une marque de luxe. Je sens le premier parfum, le second, puis toute la collection et je suis gêné car je n’en aime aucun.

En réalité je les trouve même importables, sauf un à la rigueur mais je n’ose pas tester sur peau. Je demande à la conseillère de vente ce qu’elle préfère pour sa part et elle me dit discrètement, elle aussi gênée : « Aucun ».

Je suis surpris, car il est vraisemblable qu’une cellule olfactive ou du moins une équipe marketing ait sélectionné les tendances olfactives des produits. Car l’objectif est quand même de vendre.

En échangeant davantage avec la conseillère, je comprends que l’objectif est apparemment de proposer une collection de parfums « pas pour tout le monde ». C’est cher, cohérent, il y a une forme d’originalité. Mais est-ce que ça restera au catalogue ? Est-ce que les consommateurs, eux, auront envie de tester sur peau ? Pas sûr.

Cela me rappelle un jury du meilleur parfum de niche auquel j’ai participé il y a quelques années. Le parfum M / Mink de Byredo était sorti du lot mais suscitait une aversion d’un grand nombre de jurés. Une journaliste avait alors posé la question : Le parfum doit-il est portable ? Doit-il nécessairement sentir bon ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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